Wir publizieren hier die beiden Artikel.
In der französischen Rennsport-Internet-Zeitung "jour de galop" vom Freitag 17.Dezember 2010 hat Grégoire Gonin eine Artikel verfasst, der in der PDF-Version (leider) gekürzt wurde.
Wir haben hier den Artikel in voller Länge.
"Artikel aus jour de galop"
La transformation et la rénovation de l’hippodrome de Zurich-Dielsdorf agite le landerneau de la Suisse hippique en cette veille de Fêtes. A la suite d’une première conférence publique, les réactions au projet de l’investisseur Matin Gloor (42 ans) vont de l’enthousiasme au scepticisme et ajoutent une dose d’incertitude supplémentaire concernant 2011, une année décisive outre-Jura avec la mise sur pied des premières semi-nocturnes PMU en plat.
Selon un contrat qui devait être signé au 31 décembre mais désormais reporté à une date ultérieure, l’Hippodrome Royale [sic, du nom de l’Ecurie Royale, dont les représentants en Suisse sont placés chez René Mongil] SA, présidée par Martin Gloor, s’engage à assainir la situation financière de la Société des courses de Zurich (RVZ) à hauteur de quelque 1 million d’euros, en l’échange de quoi elle jouira du droit de superficie (lequel reste la propriété du RVZ) et organisera elle-même les réunions de courses. Initialement prévu en 2011, le début des travaux est repoussé à 2012 et l’inauguration du nouveau centre aura lieu en 2013.
D’où vient donc pareil émoi ? Lors d’une séance d’information tenue la semaine passée devant une centaine des 700 sociétaires, Martin Gloor a précisé les contours de son projet : 20 millions de FS (environ 14 millions d’euros) d’investissement sont nécessaires pour reconstruire pistes, écuries, tribunes multifonctionnelles incluant centre commercial et restaurant panoramique, et salle de ventes. Or, rien n’a filtré quant à la manière d’attirer les investisseurs, ni quant à la rentabilité du projet. L’expérience malheureuse du Magna Racino de Frank Stronach, à Ebreichsdorf, en Autriche, reste dans les mémoires. De même, un projet de nouvel hippodrome du côté de Lucerne avait fait long feu en 2009-2010.
Un plan concret des pistes fait également défaut. Il y a quelques on parlait de quatre pistes – quand même bien l’anneau zurichois présente des rayons peu développés -, contre trois aux dernières nouvelles. Seule certitude : il s’agira d’un revêtement tous-temps, destiné à accueillir les courses PMU. Engagé à titre d’assistant à maître d’ouvrage, Jean de Chevigny, ex-directeur de Toulouse et fort d’expériences similaires en Grèce ou à Moscou, parle d’une piste extérieur « all weather », avec à l’intérieur une piste de trot et, à un 3e niveau, une piste en herbe pour l’obstacle, avec des haies mobiles (exit, donc, le steeple) qui pourrait servir en parallèle de centre d’entraînement. Tout en rappelant que pour l’heure rien n’a encore été décidé.
« Martin Gloor se montre tonique et déterminé. C’est grâce à ce genre de personnes que les choses peuvent bouger. Le potentiel de la région zurichoise [NDA : le cœur économique de la richissime Suisse] ne fait aucun doute sur le plan commercial, et, comparé à la réussite de Lyon-La Soie, il y a tout lieu d’être confiant. » La location de salles pour des séminaires ou de sites marchands permettra selon lui d’atteindre les chiffres noirs. Cela étant la personnalité du maître d’œuvre, son look très tendance, son statut de « nouveau riche » dérange forcément la discrétion et la prudence des élites locales. Et lorsqu’il invite à lui faire confiance et compter sur son réseau « institutionnel », via José Bruneau de la Salle, qui partage avec lui le même entraîneur (Carlos Lerner) en France et bénéficie de contacts importants dans l’Hexagone. « C’est un beau challenge à relever, à la fois sur un plan personnel que pour les deux pays concernés », commente l’un des membres du comité de France Galop.
De son côté la Fédération suisses des courses, par l’intermédiaire de son président, Jean-Pierre Kratzer, a fait part de son inquiétude dans le BO publié hier mercredi : absence d’accord définitif, non-exposition du projet de construction, report de celles-ci à 2012. La FSC a exigé des responsables zurichois des indications concernant les dotations prévues et leur source de financement en 2011, et fixé au 5 janvier la réception desdits documents ainsi que les résultats du compte d’exploitation et du bilan 2010 provisoire, « afin de sauvegarder l’intérêt des actifs ». A ce prix-là seulement Hippodrome Royale SA obtiendra son affiliation à l’Association des hippodromes et l’octroi d’une licence lui assurant la possibilité d’organiser des réunions.
Affaire à suivre, s’agissant que si un champ de courses en Suisse alémanique devait faire contrepoids (dans le bon sens du terme) à Avenches, c’est Zurich qui fait office de candidat tout naturel.
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