von Markus Monstein
Es ist noch keine zwei Monate her, als Denis Roux als VR-Präsident des Institut Équestre National Avenches und Vize-Präsident von Suisse Trot an der Jahresversammlung von VRV/SPV den IENA-Sparkurs verteidigte. Man könne unmöglich mehr ausgeben (159'000 Franken weniger Preisgeld in Avenches für 2026), die Situation sei ernst. Dieselben Aussagen am 14. März 2026 an der Generalversammlung von Suisse Trot.
Sechs Wochen später ist alles - zum Glück - anders! Eine E-Mail von Suisse Trot vom Freitag um 16.48 Uhr brachte die überraschende Kehrtwende in Form einer „Mitteilung IENA“:
Mitteilung IENA
"Aufgrund der Ergebnisse seit Beginn des Jahres 2026 freut sich IENA, den Aktiven Trab und Galopp mitzuteilen, dass ein zusätzlicher Betrag in Höhe von rund CHF 100'000.- für die Dotationen der Rennen ab dem 2. Mai bis und mit 30. Juli 2026 zugewiesen wurde.
Dies führt zu einer Erhöhung um mindestens CHF 1'000.– für alle Rennen. Die Situation für das Saisonende wird im Laufe des Monats Juli erneut geprüft.
Aufgrund der Änderung der Dotationen werden alle Rennen vom 2. Mai 2026 zurückgezogen und neu ausgeschrieben. Bereits abgegebene Nennungen behalten ihre Gültigkeit, sofern sie nicht zurückgezogen werden."
Für drei Monate stehen also 100'000 Franken zusätzlich zur Verfügung – mit Aussicht auf weitere Erhöhungen für den Rest der Saison. Als Begründung wird lediglich auf „die Ergebnisse seit Beginn des Jahres 2026“ verwiesen.
Das wirft Fragen auf.
Was hat sich seit Mitte März derart positiv entwickelt, dass plötzlich deutlich mehr Geld vorhanden ist?
Die Wett-Umsätze seien seit Monaten, ja Jahren rückläufig, wird immer wieder ins Feld geführt, deshalb gebe es weniger Geld. Das gilt sowohl für die PMU-Wetten in der Romandie (wo über die Loterie Romande 2025 rund 2.8 Millionen Franken an die ADEC geflossen sind) als auch für die französischen PMU-Umsätze auf Rennen in Avenches, von denen IENA 3 Prozent erhält.
Von den LoRo-Umsätzen werden unter dem Jahr keine Zahlen publik. Es ist jedoch auszuschliessen, dass diese derart stark gestiegen sind, um eine solche Erhöhung zu rechtfertigen.
Ein Blick auf die verfügbaren Zahlen aus den PMU-Rennen in Avenches spricht ebenfalls dagegen: Nach 30 Rennen liegt der PMU-Umsatz 2026 bei rund 7.4 Millionen Euro (Durchschnitt 246'000 Euro pro Rennen). Im Vorjahr waren es nach 32 Rennen rund 7.2 Millionen Euro (im Schnitt 225'500 Euro).
Die Differenz beträgt also rund 200'000 Euro – 3 Prozent davon ergeben etwa 6'000 Euro. Das erklärt keine 100'000 Franken zusätzliches Preisgeld.
Die Antwort bleibt vorerst offen. Doch eines ist sicher: Fragen dieser Art werden nach und nach beantwortet werden müssen.
Seit Jahren weisen wir darauf hin, dass ein grösserer Teil der ADEC-PMU-Gelder im Sport ankommen müsste – und nicht in der schwer durchschaubaren „Black Box“ namens IENA verschwindet.
Jetzt kommt Bewegung in die Strukturen. Es wird aufgeräumt, umverteilt, hinterfragt. Kostenblöcke, die lange unangetastet blieben, geraten unter Druck. Das ist überfällig.
Dass nun plötzlich zusätzliche Mittel freigesetzt werden können, zeigt vor allem eines: Spielraum wäre offenbar vorhanden gewesen.
Die Entwicklung ist erfreulich – keine Frage. Aber sie wirft gleichzeitig neue Fragen zur Vergangenheit auf.
Die Zukunft wird es zeigen – wir bleiben dran. Anfang nächster Woche folgt ein vertiefender Beitrag zu den Hintergründen dieser Entwicklung.
par Markus Monstein
Il n’y a pas deux mois, Denis Roux, en tant que président du conseil d’administration de l’Institut Équestre National Avenches et vice-président de Suisse Trot, défendait encore cette politique d’économies lors de l’assemblée annuelle de la VRV/SPV. Il affirmait qu’il était impossible de dépenser davantage (soit 159'000 francs de dotations en moins à Avenches pour 2026), la situation étant sérieuse. Les mêmes propos ont été tenus le 14 mars 2026 lors de l’assemblée générale de Suisse Trot.
Six semaines plus tard, tout est – heureusement – différent.
Un e-mail de Suisse Trot envoyé vendredi à 16h48 a apporté ce revirement inattendu sous la forme d’une « communication de l’IENA »:
«Sur la base des résultats depuis le début de l’année 2026, l’IENA a le plaisir d’informer les acteurs du trot et du galop qu’un montant supplémentaire d’environ CHF 100'000.– a été alloué aux dotations des courses du 2 mai au 30 juillet 2026.
Cela entraîne une augmentation d’au moins CHF 1'000.– pour toutes les courses. La situation pour la fin de saison sera réévaluée au cours du mois de juillet.
En raison de cette modification des dotations, toutes les courses dès le 2 mai 2026 sont retirées et réinscrites. Les engagements déjà effectués restent valables, sauf retrait.»
Pour trois mois, 100'000 francs supplémentaires sont donc mis à disposition – avec la perspective d’une augmentation également pour le reste de la saison. Comme justification, il est simplement fait référence aux « résultats depuis le début de l’année 2026 ».
Cela soulève des questions.
Qu’est-ce qui a évolué de manière si positive depuis la mi-mars pour que des moyens nettement plus importants soient soudain disponibles ?
Depuis des mois, voire des années, on ne cesse de répéter que les enjeux sont en baisse – et donc que les moyens diminuent. Cela concerne aussi bien les paris PMU en Suisse romande (via la Loterie Romande, environ 2,8 millions de francs ont été versés à l’ADEC en 2025) que les enjeux français sur les courses d’Avenches, dont l’IENA perçoit 3 %.
Les chiffres des enjeux de la Loterie Romande ne sont pas publiés en cours d’année. Il est toutefois exclu qu’ils aient augmenté à un point tel qu’ils puissent justifier une telle hausse.
Un regard sur les chiffres disponibles des courses PMU à Avenches va dans le même sens : après 30 courses, le chiffre d’affaires PMU 2026 s’élève à environ 7,4 millions d’euros (soit 246'000 euros en moyenne par course). L’année précédente, après 32 courses, il atteignait environ 7,2 millions d’euros (225'500 euros en moyenne).
La différence est donc d’environ 200'000 euros – dont 3 % représentent quelque 6'000 euros. Cela n’explique en rien les 100'000 francs supplémentaires de dotations.
D’où vient donc cet argent ?
La réponse reste pour l’instant ouverte. Mais une chose est certaine : ces questions devront trouver des réponses.
Depuis des années, nous soulignons qu’une plus grande part des fonds ADEC-PMU devrait revenir au sport – et non disparaître dans une « boîte noire » difficilement transparente qu’est l’IENA.
Aujourd’hui, les choses semblent évoluer. Les structures sont remises en question, réorganisées, examinées. Des postes de coûts longtemps intouchables sont désormais sous pression. Cela était nécessaire.
Le fait que des moyens supplémentaires puissent soudain être libérés montre avant tout une chose : une marge de manœuvre existait manifestement.
Cette évolution est réjouissante – aucun doute à ce sujet. Mais elle soulève également de nouvelles questions quant au passé.
L’avenir le dira – nous restons attentifs.
Un article plus approfondi sur les coulisses de cette évolution suivra en début de semaine prochaine.
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